A propos
De la banlieue parisienne aux serres horticoles du Pays Basque : un chemin vers l’émerveillement.
Je suis née et j’ai grandi en banlieue parisienne, entre les fleurs de béton et les jardins ouvriers, j’ai toujours été bercée par un mélange de créativité et de lien à la terre. Après une base scientifique et des étude en arts plastiques, j’ai exploré pendant 10 ans la médiation culturelle, en tissant des passerelles entre art, science et société, ce qui a énormément nourri ma curiosité.
2000, avec ma petite famille on part : direction la côte basque, pour une vie plus proche de l’océan et de la nature .
Pendant plusieurs années, j’ai évolué comme technico-commerciale dans l’univers du marquage textile.
Parallèlement, en 2018, avec une amie, on lance mon pull moche : une marque d’Upcycling spécialisée dans la création de pulls de Noël en pièces uniques, pour redonner une seconde vie à la laine et rafraîchir les traditions avec une touche créative et écologique.
2020, j’intègre un collectif en permaculture , qui réveille en moi une urgence : retrouver du sens et me reconnecter à ma palette d'aquarelle.
2022, c’est le grand saut, je quitte l’univers du textile pour revenir à mes fondamentaux. Au pays de mes racines, je pars marcher seule sur le sentier Cathare, 300 km en 15 jours, avec pour seule compagne ma confiance en moi. Mon carnet d’aquarelle devient mon journal de bord, où je dessine, relate et m’émerveille devant les paysages et les plantes croisées.
Prendre soin de la nature : une révélation.
De retour, je me forme en permaculture et enchaîne les stages en pépinière. C’est là, au cœur des serres, que tout s’illumine : les plantes m’appellent. Leur beauté, leur complexité, leur résilience… Je veux les observer, les dessiner, les connaître.
Le langage commun du jardin et de l’aquarelle.
Pendant près de 2 ans dans une pépinière horticole, je confirme mon projet : allier art et écologie pour réveiller les regards. Parce que quand on connaît, on protège. Et protéger la nature, c’est d’abord s’émerveiller devant elle.
Je ressens en moi le langage commun du jardin et de l’aquarelle :
Observer : Comme on étudie une plante avant de la planter, on regarde une feuille, une fleur, une tige avant de la dessiner.
L’aquarelle, comme le jardin, demande de la patience et de l’attention.
Composer : Un massif de fleurs, c’est comme une aquarelle : on joue avec les couleurs, les textures, les équilibres. Une touche d’eau de plus, et tout change… comme une pluie inattendue au jardin.
Cultiver : Dessiner une plante, c’est la faire grandir sur le papier. Chaque trait est une graine, chaque lavage d’aquarelle une saison qui passe.
Protéger : En dessinant, on immortalise la beauté éphémère des plantes. On en devient le témoin… et le gardien.
Et surtout, Expérimenter : l’expérimentation en science comme en art, comme au jardin, est une étape indispensable pour progresser. On plante, on dessine, on essaie, on rate, on recommence… Ce n’est pas grave ! On analyse, on ajuste, et on recommence.
« C’est formidable quand on se plante, ça veut dire qu’on va repousser après. »
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